Pazapa

Quand on crée un outil pour les femmes battues, on doit faire face à un très fort bloquage inconscient (voire conscient) : le déni d’être dans cette situation et de faire partie de ce groupe social. Une illustration du #D-chain.

On peut faire ce qu’on veut en terme de communication, le retour sur engagement serait faible car cela touche à des ressorts humains puissants : le refus d’une identité et une construction sociale basée sur le couple comme acme de sa vie et refuge.

Pour contrer ce phénomène, il faut débloquer les attitudes en mettant les publics cibles dans de nouvelles énergies. Deux pistes se complètent :

  • proposer un mouvement qui diffuse une culture créative forte
  • sequencer les contextes et proposer une offre adéquate avec une micro-expérience client très pertinente

Au point de départ, on part donc d’une appli qui propose 3 fonctionnalités contextuelles :

  • Quand la personne commence à avoir des doutes : une fonctionnalité de journal de bord pour commencer à lister les « faits incriminants ».
  • Quand la personne souhaite accélérer la procédure : une fonctionnalité de ressources clés pour faire les démarches
  • Quand la personne souhaite quitter le domicile conjugal : une fonctionnalité d’hébergement d’urgence avec éventuellement une mise en contact avec la sororité

Pour compléter le parcours, il serait intéressant de créer deux briques amont :

  • Quand la personne est jeune et ne pense pas que cela peut lui arriver : un festival (avec des partenaires) d’expression créative et 2nd degré (thèmes possibles : le besoin d’être maltraité en amour, « battue mais pas abattue », « hit is sexy »…)
  • Quand la personne rentre dans la situation sans encore s’en rendre compte mais des amies ont des doutes : des hacks de events partenaires (sur fêtes de quartiers, associations culturelles, citoyennes…) : organisation d’un confessionnal permettant d’accoucher la prise de conscience

Ce première brique crée un soft power qui infuse la société et commence à interpeller. Il s’appuie aussi sur l’énergie positive des jeunes femmes qui amènent leur esprit critique et non encore abimé aux autres femmes ayant connu ces situations. Elles les reboostent.

C’est la rencontre des deux qui permet de créer une énergie forte et supérieure.