D-chain

On peut avoir une très bonne solution qui répond à un besoin. Ce n’est pas pour autant que son appropriation va être évidente. Il peut en effet y avoir des freins puissants (notamment inconscients) à son usage et sa désidérabilité.

Prenons un app qui permet de venir en aide aux femmes battues. Très bon outil qui permet de mieux centraliser les outils / ressources nécessaires. Qui facilite qui plus est la vie des femmes grâce à un outil de confiance dans leur poche.

Problème : l’app devient vraiment lisible en fin de parcours, éventuellement quand la personne a déjà porté plainte. Il suffit de faire plus de com pour la faire connaitre ? Encore faut il que les publics ciblés soient aptes à se l’approprier. Or, le déni est très présent dans ces situations… « Femmes battues : c’est les autres… »

On peut le comprendre : se voir en reflet de femme battue, n’est pas très valorisant. C’est un peu comme si on se voyait en tant que réfugié. On ne souscrit pas à cette identité et on la refuse.

Il faut donc trouver des stratégies pour rendre désirable cette approche : à la fois en ne limitant pas l’offre aux situations de « mal vivre » et à la fois en développant une énergie positive. Le projet devient désirable parce qu’il génère du mojo. Cette approche change le statut de femme battue… ou plutôt qui le fait disparaitre derrière un mouvement qui donne une autre vision du monde.

Un cas à lire avec Pazapa