Community 1st

Quand on lance une plateforme, elle peut répondre à un besoin latent, mais elle peut rencontrer des barrières fortes en matière d’usages. Il y a donc une culture à injecter dès le départ pour sensibiliser par le style de vie et non par l’offre.

Sur le papier, tout est beau : les gens ont un besoin qu’ils expriment facilement quand on les questionne. Mais quand on leur propose la solution, la réponse comportementale est moins flagrante. D’abord parce qu’il y a des bloquages d’ordre personnel (liés à la sensibilité), ensuite parce qu’il y a des réflexes culturels, notamment sur le parcours client qu’il convient de lire pour mieux les désamorcer.

Faire de la com ne sert à rien car que communiquer sur une offre qui n’existe pas vraiment ou de manière non définitive n’a pas de sens et donc pas d’efficacité. Dès le départ, dès le prototypage, il est plus intéressant de concevoir des « moments culturels » dans lesquels l’offre va s’adapter et se réinventer autour d’interactions avec les publics.

Ces « moments » sont conçus en respectant l’ADN du projet mais aussi des premiers publics, communauté d’earlyevangelists à cibler, c’est à dire de leur nature, des attitudes qu’on veut susciter, de la relation qu’on veut installer.

Mieux, l’énergie qu’on veut créer autour de ces moments vont permettre de réellement créer l’attention et le début d’un attachement. Grâce aux interactions qui sont basées sur l’ADN du projet ce sont les premières briques d’offre qui sont appropriées. Le projet prend date pour la suite.

A suivre, le cas Clozmii