What is Mojo ?

L’état d’inspiration a toujours intéressé l’être humain. Les individus le recherchaient par période de leur vie, à l’adolescence ou dans des moments forts de leur communauté. Il permettait de nourrir leur âme face à leurs identités sociales.

Aujourd’hui, cet état d’inspiration doit être permanent ou presque. Cela change beaucoup de choses dans la façon de vivre… et donc pour la société de s’organiser.

Les grandes ruptures à venir ne sont pas technologiques. Elles seront basées sur des expériences, sur des design, sur des parcours permettant d’accélérer et de démultiplier les inspirations. Individuelles comme collectives.

Il y a quelques décennies, un chercheur Mihàli Csíkszentmihályi, a exploré les contours de l’inspiration – individuelle – de personnalités (des artistes, des sages, des chercheurs, des sportifs…) . Il a ainsi identifié un phénomène de « super pouvoir », basé à la fois sur l’extrême concentration, la possibilité de démultiplier les efforts et la plénitude : le « flow ». Cet état d’être, porté par un flux, a donné son nom à ce phénomène.

De nombreux publics ont suivi les travaux de Csíkszentmihályi pour appliquer à leur vie personnelle cette approche positive. Mais, cette approche est réductrice : elle ne concerne que l’individu face à son activité. Or, l’être humain a besoin d’exister en tant qu’individu  mais aussi en tant que partie d’un collectif.

 

cc mypubliclands

Le « mojo tribal » prend sa source dans le pouvoir d’être connecté au cosmos tout en atteignant une énergie décuplée. La chance, le pouvoir magique qu’il permettrait ne fait que décliner d’une « connection » et d’une « énergie » basée sur une expérience de la tribu. Le bien-être relationnel, « connecté », est donc au coeur du mojo. Il s’atteint par une expérience collective (ou une série) qui permet d’éveiller l’esprit des personnes tout en les reliant à ce qui les entoure. Cette plénitude à la fois intime et collective peut embrasser le nom de mojo.

Ce phénomène est parfaitement adapté aux besoins de notre époque. L’agilité pousse à se réinventer de manière permanente. Il y a donc besoin de transcendance de manière récurrente.

L’absence de lisibilité du monde, questionne et fragilise en permanence les relations humaines. Un sentiment d’isolement se développe, au coeur même de villes ultrapeuplées et connectées. Il existe donc de fort attentes de créations collectives.

L’obsession du moment présent amène aussi une concentration de tous les instants pour réussir ce présent, mais aussi une tension permanente qui ne peut se relâcher que dans une « connexion épanouie ». L’expérience collective « en mode mojo » permet de viser un relâchement tout en maintenant une veille fondée sur une énergie positive partagée.

Le mojo n’est pas un concept. Il vit déjà, ici et là, depuis toujours et depuis peu, dans nombreux endroits. Il est activé par des artistes, des militants, des entrepreneurs… des acteurs qui ont compris (intuitivement au moins) la nature secrète de l’élévation rendue possible par une énergie partagée, un état d’être connecté, une plénitude ressourçant l’individuel par le commun.

Le mojo s’inscrit dans un nouveau cadre d’analyse et d’action. Quelque chose qui permet de créer des dynamiques collectives tout en suscitant de l’éveil et en créant de la plénitude. Des besoins psychologiques forts revisités et réagencés. Quand on parle mojo, on balaye les champs  de psychologie sociale, motivation, design, relation et experience. Mais, évidemment, on s’attache plus particulièrement à étudier ce qui crée cette « énergie élévatrice ensemble ».

Parce qu’elles s’inscrivent dans une culture qui crée du changement positif, les startup n’ont pas d’autre choix que de travaille ce mojo. Seule cette énergie garantit le travail d’appropriation de leur offre, de développement de leur communauté, d’inspiration nécessaire à toute expansion.